Éducation citoyenne et éthique publique
Le HCPC forme une jeunesse intègre à Glazoué et Savalou
(Des écoliers désormais conscients des enjeux liés à la lutte contre la corruption)
Du 21 au 22 mai 2025, le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) a mené une campagne de sensibilisation dans plusieurs écoles des communes de Glazoué et de Savalou. L’objectif est de semer dès le plus jeune âge les graines de l’intégrité et du civisme pour bâtir une société béninoise durablement engagée contre la corruption.
C’est une initiative audacieuse et porteuse d’espoir que le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) a conduite dans le département des Collines, précisément dans les écoles primaires publiques d’Akpikpi et de Savalou Centre, ainsi qu’au Collège d’Enseignement Général 1 (CEG1) de Glazoué. Pendant deux jours, du 21 au 22 mai 2025, les équipes du HCPC ont sensibilisé élèves, enseignants et parents sur les valeurs fondamentales de l’intégrité, de la transparence et du respect du bien public.
Selon Coffi Charles Maximin Codjia, coordonnateur national en charge de la coordination décentralisée du HCPC : « L’ambition du HCPC est claire : lutter efficacement contre la corruption. Et pour cela, il faut s’attaquer aux racines. C’est pourquoi nous avons choisi de commencer par les tout-petits. »
Il salue l’enthousiasme et l’engagement des enfants, soulignant que les réactions obtenues ont dépassé les attentes : « Ces enfants ont pris la résolution de se battre pour un environnement plus vertueux. C’est le début d’une dynamique que nous espérons pérenne. »
Pour le HCPC, cette action s’inscrit dans une vision à long terme : former dès aujourd’hui les citoyens de demain, porteurs d’une mentalité nouvelle et soucieux de l’intérêt général. Le développement durable du Bénin, rappelle M. Codjia, repose sur des citoyens conscients et responsables.
De son côté, le Secrétaire général du HCPC, Charles-Olivier Attindéhou, réaffirme la cohérence de cette approche avec la doctrine du Haut-Commissariat : « Comme dans les départements du Plateau et de l’Ouémé, nous avons voulu montrer que le bien public appartient à tous et qu’il est essentiel d’en prendre soin. L’État finance ses réformes avec ces ressources, et leur détournement freine le développement. »
Il conclut :
« Le message est bien passé. Les élèves ont posé des questions pertinentes. Ce n’est qu’un début. Un suivi est prévu pour assurer la continuité de cette éducation à l’intégrité. »
L’initiative a été bien accueillie par la communauté éducative dans son ensemble. Enseignants, élèves et parents ont exprimé leur volonté d’intégrer et de diffuser les valeurs apprises. Un engagement collectif qui, à terme, pourrait contribuer à réduire significativement la corruption au sein de la société béninoise.
Jean-Luc DESSOUASSI