<<À l’orée d’un départ : Ce que je ferais si j’étais Patrice Talon>>:Une réflexion du compatriote Laurent Bienvenu JIMAJA

(Entre viatique républicain et appel à l’unité, une méditation citoyenne sur l’héritage, la réconciliation et l’avenir du Bénin.)

À la veille de la fin d’un cycle politique, de fin de régime pour le président Patrice Talon, Laurent Bienvenu JIMAJA imagine, dans un exercice à la fois lucide et engagé, ce qu’il ferait à sa  place. Il trace ainsi, point par point, les contours d’un legs possible à la Nation, tout en lançant un vibrant appel à la paix, à la solidarité et à la refondation de la gouvernance au service des plus démunis. Une réflexion profonde, empreinte de réalisme politique et d’espérance sociale, à l’adresse de tous les citoyens béninois. Nous proposons de lire ici la quintessence de cette réflexion de Laurent Bienvenu JIMAJA formulée en six points.

Réflexion de Laurent Bienvenu JIMAJA

<<Si j’étais Patrice Talon,
À la veille de la fin de mon mandat, j’écrirais cette fin en quelques points comme un viatique pour mes successeurs tout en étant fier de la mission accomplie, bien qu’aucune œuvre humaine ne soit parfaite.
1. Je ferais la paix avec ma personne parce que je me suis donné sans compter ;
2. Je décréterais une amnistie générale pour toute personne condamnée pour atteinte à la sécurité de l’Etat ;
3. Je convierais tous les citoyens clairvoyants à des assises générales sur le développement du pays afin de définir ensemble les nouvelles orientations qui engageront durablement l’ensemble du pays ;
4. À la défiance de certains citoyens à l’égard de l’Etat je proposerais une nouvelle institution de surveillance des organes de gouvernance;
5. J’annoncerais ma volonté de me mettre définitivement en réserve de la gestion des affaires du pays;
6. …
Mais je ne suis pas lui et il n’est pas moi, alors j’invite les frères et sœurs de ce pays à apprendre à se parler et surtout  à s’écouter afin de travailler ensemble dans l’intérêt des plus nombreux et de la majorité : les plus nécessiteux.
Nous avons certes besoin de routes mais il nous faut aussi de l’eau pour maintenir la vie. Il nous faut produire pour notre consommation, il nous faut repenser notre cadre de vie pour respecter l’équilibre de la vie.
Il n’y a plus de doute: nous vivons une époque où les institutions quelles qu’elles soient sont malmenées parce qu’elles n’arrivent plus à remplir leur mission de façon transparente: c’est un constat valable partout dans le monde.
Il nous faut cesser de courir après notre destin afin d’en définir et d’en maîtriser la trajectoire.>>

LJ

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