Depuis quelques jours, une vidéo circule et enflamme les réseaux sociaux, portée par des commentaires aussi bruyants qu’infondés. À l’origine de cette agitation stérile, une lecture déformée d’une sortie d’Egunguns au domicile de Babasalè Gankpo Gabriel Guendéhou. Une fois de plus, la rumeur prend le pas sur la vérité, et certains s’illustrent dans un exercice désormais banal : parler sans savoir.
Remettons les pendules à l’heure. Cette sortie n’a rien d’une profanation, encore moins d’un spectacle offert à la curiosité profane. Elle s’inscrit dans le cadre précis de la clôture du congrès de l’ordre du culte Egunguns du Littoral, tenu chez son président. Il s’agissait d’un rituel de bénédiction, strictement réservé à des initiés. Rien de plus. Rien de moins.
Alors d’où vient ce vacarme ? D’une ignorance assumée, amplifiée par une volonté de faire le buzz à tout prix. Car il faut oser le dire : crier à la désacralisation sans comprendre le sens d’un rite, c’est exposer au grand jour ses propres limites.
La question est simple : où est la profanation ? Qui a été violé dans ses principes ? Personne. Si ce n’est la vérité, malmenée par des commentaires hasardeux.
Il est temps de rappeler une évidence que certains semblent avoir oubliée : les réseaux sociaux ne sont pas des dépotoirs à approximations. Ils exigent rigueur, vérification et responsabilité. À défaut, ils deviennent des caisses de résonance pour la médiocrité.
Le couvent de Babasalè Gankpo Gabriel Guendéhou reconnu pour sa discipline et son attachement rigoureux aux rites Egunguns, n’est pas un terrain d’improvisation. En sa qualité de président de l’ordre du culte Egunguns du Littoral, il incarne une autorité qui ne tolère ni désordre ni dérive.
Quant au nommé “9. ZÉRO”, il gagnerait à descendre de la tribune de la confusion pour entrer dans celle de la connaissance. À défaut, il restera ce qu’il donne à voir : un simple relais de désinformation, là où l’on attend de la hauteur et du discernement.
La vérité, elle, ne crie pas. Elle s’impose
J’AI DIT
Stéphane AHINOUHOSSOU