(Une soirée envoûtante au rythme de la steppe mongolienne)
_Une atmosphère d’harmonie et de fraternité culturelle a habité les murs du Centre culturel chinois, à l’occasion d’un concert exceptionnel intitulé « Méthode céleste et écho de la Steppe », organisé par l’Ambassade de la République populaire de Chine au Bénin. Le groupe musical mongolien Nair Band y a offert une prestation mémorable, fusion d’authenticité, de virtuosité et de dialogue interculturel. C’était le mardi 20 Mai dernier devant un parterre de personnalités politico-administratives et diplomatiques sous les auspices de l’ambassadeur de la république populaire de Chine au Bénin Son Excellence Zhang Wei_ .
Avant l’entrée en scène des artistes invités, les étudiants de l’Institut Confucius de Cotonou ont donné le ton de la soirée en interprétant une prestation artistique vibrante, saluée par une salve d’applaudissements nourris. Menés par Anne Bokossa, Espéro Akognon et Nicaise Houémavo, ces jeunes talents ont exprimé, par leur art, l’ouverture et la réceptivité du Bénin aux échanges culturels profonds avec la Chine et ses partenaires. Cette initiative, au-delà de sa valeur esthétique, a servi de pont symbolique entre deux jeunesses curieuses, créatives et résolument tournées vers l’universel. Dans une ambiance solennelle et chaleureuse, Son Excellence Zhang Wei, Ambassadeur de la République populaire de Chine près la République du Bénin, a prononcé une allocution de bienvenue. Il y a souligné toute l’importance de cette soirée artistique comme « un espace d’expression culturelle et un catalyseur d’amitié entre les peuples chinois et béninois ». Pour le diplomate, cette rencontre musicale traduit l’attachement de la Chine à une coopération multiforme avec le Bénin, fondée non seulement sur les partenariats économiques et politiques, mais également sur les valeurs partagées de respect, de diversité et de transmission culturelle.
Nair Band : l’âme mongolienne portée par la musique
Sous les regards attentifs du public, les neuf jeunes musiciens du Nair Band ont investi la scène, parés de costumes traditionnels évoquant les paysages sauvages et majestueux de la Mongolie. Leur performance, d’une durée de cinquante minutes, fut un véritable voyage sensoriel à travers les sonorités rares et hypnotiques de la Steppe. Avec une grande maîtrise de leurs instruments – morin khuur (vièle à tête de cheval), flûtes traditionnelles, percussions et guimbardes –, les artistes ont interprété quatorze morceaux, dont certains sont emblématiques: Le chant du gardien de chevaux, Galop effréné, La première neige, Le chant du vin, Les 12 signes du zodiaque chinois, Ma patrie, Bon augure ou encore Le printemps. L’une des performances les plus marquantes fut sans doute le Rap de Holboo, qui mêle chant de gorge mongol, rythmes modernes et phrasé urbain. Par ce morceau hybride, le Nair Band a su démontrer que la tradition peut dialoguer avec la modernité sans perdre son essence. Le public, conquis, n’a pas hésité à répondre par des ovations enthousiastes. La présence du titre Wombo Lombo, clin d’œil évident à l’Afrique et à la star béninoise Angélique Kidjo, a renforcé le caractère universel du concert et a touché l’assistance par sa portée interculturel le. Au-delà d’un simple concert, cette soirée s’est révélée être un événement diplomatique et culturel majeur, illustrant le rôle central de la culture dans les relations internationales. Par la musique, langage universel, les artistes du Nair Band ont su jeter un pont entre la Chine et le Bénin. Dans un monde en quête de dialogue et de compréhension mutuelle, de telles initiatives viennent rappeler que les expressions artistiques ont le pouvoir de rapprocher les peuples, de susciter la curiosité et de bâtir des relations durables, fondées sur l’estime et la connaissance réciproque. L’Ambassade de Chine, en soutenant de telles initiatives, réaffirme son engagement à promouvoir les échanges culturels sincères, comme vecteur de paix, de solidarité et de développement humain partagé
Stéphane AHINOUHOSSOU