À Tchoumi-Tchoumi, la situation devient préoccupante. Les fortes eaux ont envahi le pont qui constitue l’un des principaux axes de liaison entre le Togo, Takonta et le centre de Tchoumi-Tchoumi. Résultat : plus aucun passage normal sur cet ouvrage, désormais submergé par les eaux. Les images montrent l’ampleur de la situation : une importante masse d’eau traverse le passage, exposant les populations à de graves risques.
Au-delà d’un simple problème de circulation, c’est toute une partie de l’activité économique qui se retrouve menacée. Cet axe dessert notamment le marché de Takonta, considéré comme l’un des poumons de l’économie de la commune de Natitingou. Commerçants, producteurs, transporteurs et populations des localités environnantes dépendent de cette voie pour leurs déplacements et leurs activités commerciales.
Face à cette situation, le cri de cœur du Chef d’Arrondissement de Tchoumi-Tchoumi, Bertin DIKPENI, mérite une attention particulière. Jusqu’à quand les populations devront-elles attendre pour bénéficier d’une réponse concrète ? Faut-il attendre qu’un drame survienne avant que les autorités ne réagissent ?
Le Gouvernement et les autorités communales de Natitingou sont interpellés. La gestion des infrastructures routières ne devrait pas se limiter aux périodes où les routes sont praticables. Lorsqu’un ouvrage stratégique devient impraticable sous l’effet des eaux, il faut une intervention rapide, une évaluation technique et surtout une solution durable.
L’urgence est aujourd’hui à Tchoumi-Tchoumi. Il faut sécuriser les populations, rétablir la circulation et protéger l’activité économique de Takonta et des localités environnantes. Les habitants ne demandent pas des promesses, mais des actes.
Le pont est sous les eaux. La circulation est interrompue. Combien de temps encore faudra-t-il attendre pour que les autorités prennent véritablement la mesure de cette urgence ?
Jean-Luc DESSOUASSI