L’audience du 6 octobre en Afrique du Sud n’a pas débouché sur une remise en liberté de Kémi Séba. La justice sud-africaine n’a pas retenu l’argument d’un statut diplomatique nigérien officiellement reconnu et maintient l’activiste en détention. L’examen de la demande d’extradition vers le Bénin est fixé au 20 novembre 2026.
Pas de libération pour Kémi Séba. L’audience tenue ce mardi 6 octobre 2026 en Afrique du Sud s’est soldée par le maintien en détention de l’activiste béninois, alors que la procédure engagée autour de son éventuelle extradition vers le Bénin se poursuit.
Au cours de cette audience, la question de son statut diplomatique a notamment été examinée. Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, avait précédemment fait valoir qu’il bénéficiait d’un statut diplomatique lié au Niger, argument susceptible, selon sa défense, de lui conférer une protection particulière. Mais les éléments rapportés à l’issue de l’audience indiquent qu’aucun statut diplomatique officiellement reconnu en Afrique du Sud au nom du Niger n’a été retenu dans la procédure.
Cette décision maintient donc l’activiste sous écrou en attendant la suite de la procédure. Son dossier comporte plusieurs volets, notamment celui relatif à sa situation au regard de la législation sud-africaine et celui concernant la demande d’extradition introduite par les autorités béninoises.
Sur ce dernier point, aucune décision définitive n’a encore été prise. L’examen de la demande d’extradition vers le Bénin a été fixé au 20 novembre 2026, nouvelle échéance judiciaire dans une affaire qui connaît plusieurs reports depuis l’arrestation de Kémi Séba en Afrique du Sud.
Cotonou demande son transfert afin qu’il puisse répondre devant la justice béninoise des faits qui lui sont reprochés. Les qualifications évoquées dans la procédure comprennent notamment l’« apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et l’« incitation à la rébellion ». Ces qualifications correspondent aux accusations portées dans la procédure béninoise et ne constituent pas, à ce stade, une déclaration de culpabilité.
La défense de Kémi Séba conteste pour sa part la procédure d’extradition et avait notamment cherché à faire valoir son statut diplomatique nigérien. La question étant désormais écartée dans la procédure sud-africaine, l’attention se déplace vers le prochain rendez-vous judiciaire.
Le 20 novembre devrait ainsi constituer une nouvelle étape importante dans l’examen de la demande formulée par le Bénin. D’ici là, Kémi Séba demeure détenu en Afrique du Sud, dans l’attente de la poursuite de la procédure.
L’affaire reste donc ouverte sur son principal enjeu : la justice sud-africaine devra encore examiner la demande d’extradition et les arguments des différentes parties avant de déterminer la suite à donner au dossier.
Stéphane AHINOUHOSSOU