Dans l’enceinte feutrée de l’hôtel Golden Tulip, s’est tenue ce mercredi 25 mars 2026 la cérémonie officielle de lancement de l’ouvrage « Romuald Wadagni, la mémoire du trône », premier essai de l’autrice béninoise Nadia Okoumassoun. L’événement, empreint de solennité et d’une forte charge symbolique, a réuni un parterre de personnalités politiques, de figures de la société civile et d’acteurs de la jeunesse engagée. Parmi les invités de marque figuraient notamment Arsène Yayi et l’honorable Guy Dossou Mitokpè, dont la présence remarquée a donné à la cérémonie un relief politique particulier. Le président de la Plateforme Jeunesse Wadagni, Laurent Zomaï, accompagné de son staff, s’est également illustré en apportant un soutien appuyé à celle qu’il a qualifiée de « sœur et amie », témoignant ainsi de la proximité entre les sphères militantes de la jeunesse et l’initiative intellectuelle portée par l’autrice.
Dans cet ouvrage inaugural, Nadia Okoumassoun propose une analyse fouillée du parcours de Romuald Wadagni, actuel chancelier des finances et figure centrale de la gouvernance économique béninoise. À travers une approche à la fois descriptive et analytique, l’essai met en exergue le rôle déterminant joué par l’homme d’État dans la mobilisation des ressources publiques, la consolidation budgétaire et les transformations économiques observées au Bénin au cours de la dernière décennie. Au-delà du bilan technocratique, le livre explore les ressorts politiques ayant conduit à la désignation de Romuald Wadagni comme candidat à l’élection présidentielle de 2026, offrant ainsi une réflexion sur les mécanismes de prise de décision au sommet de l’État et sur la recomposition des élites dirigeantes. L’ouvrage se veut, selon son autrice, une contribution à la mémoire politique contemporaine et à la compréhension des dynamiques de pouvoir en cours.
Prenant la parole au pupitre pour présenter l’autrice, Laurent Zomaï a livré une intervention remarquée. Saluant « une femme engagée et déterminée », il a loué le courage intellectuel de Nadia Okoumassoun, qui, selon lui, « ose prendre la plume pour éclairer son époque ». Dans un appel solennel à la jeunesse, il a invité les jeunes béninois à devenir « une jeunesse de défi, consciente de ses responsabilités et prête à s’impliquer dans le débat public par la pensée et par l’action ».
Par cette publication, Nadia Okoumassoun s’inscrit dans la tradition des essais politiques qui interrogent les figures de pouvoir à l’aune de l’histoire immédiate. Le succès d’affluence et la qualité des interventions ont conféré à ce lancement l’allure d’un véritable moment de convergence entre littérature, politique et engagement citoyen, où la plume s’est affirmée comme un instrument d’analyse, mais aussi comme un levier d’influence dans le débat national.
Stéphane AHINOUHOSSOU