Culture et gouvernance:Nassi Romulus ADJAKIDJÈ, Président du GSPAR invite le Chef de l’État, Romuald Wadagni à faire de l’identité béninoise le second souffle de son mandat

« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. » En convoquant cette célèbre pensée de John F. Kennedy, Nassi Romulus ADJAKIDJÈ, président du Mouvement Générations solidaires pour Avancer Rassemblés (GSPAR), a donné, ce samedi 27 juin 2026, le ton d’une réflexion qui dépasse le simple commentaire politique. Loin des logiques de positionnement et des calculs de nomination, il a plaidé pour un soutien intellectuel, technique et patriotique au président de la République, Romuald Wadagni. Pour lui, accompagner un chef d’État, c’est avant tout nourrir son action par des idées capables d’inscrire son œuvre dans la durée. C’est dans cette perspective que s’inscrit sa réflexion consacrée aux défis culturels du nouveau pouvoir. Une contribution qui se veut un appui à la gouvernance présidentielle, mais aussi une invitation à faire de la culture le « second souffle » du Bénin.

Avant d’entrer dans le cœur de son analyse, Nassi Romulus ADJAKIDJÈ a tenu à rendre un vibrant hommage au professeur Apollinaire AGBAZAHOU, figure tutélaire des lettres et de la culture béninoises. Ancien responsable de premier plan du système éducatif, ancien président du Conseil d’administration du FITHEB, écrivain reconnu et intellectuel respecté, celui qu’il présente comme son mentor demeure, selon lui, l’une des plus grandes références culturelles du pays. Son parcours incarne, à ses yeux, la profondeur intellectuelle et la vision nécessaires pour bâtir une véritable politique culturelle.

Poursuivant son raisonnement, le président du GSPAR reconnaît sans détour que l’ancien président Patrice Talon aura profondément marqué l’histoire contemporaine du Bénin sur le terrain culturel. Promotion du Vodun, restitution des trésors royaux, organisation de grands rendez-vous artistiques, construction d’infrastructures culturelles : autant d’initiatives qui auront replacé l’identité béninoise au cœur de l’action publique et fait du Bénin un pôle culturel de référence en Afrique de l’Ouest.
Selon lui, Romuald Wadagni n’ignore rien de cette dynamique. Mieux, il rappelle que l’actuel chef de l’État fut un acteur majeur de la mobilisation des ressources ayant permis la concrétisation de ces ambitieux projets. Cette expérience lui confère aujourd’hui, estime-t-il, une responsabilité particulière : transformer l’héritage reçu en un nouvel élan.

Mais pour Nassi Romulus ADJAKIDJÈ, le chantier reste immense. Malgré les avancées enregistrées, les attentes des créateurs, des intellectuels et des professionnels des arts demeurent fortes. Il évoque notamment les regrets suscités par la suspension du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB), ainsi que la disparition de certains mécanismes de financement de la création artistique, qui ont fragilisé un secteur déjà confronté à une grande précarité. À ses yeux, la culture ne peut plus être considérée comme une simple ligne de dépenses budgétaires. Elle constitue un investissement stratégique, un levier de croissance économique, un puissant instrument diplomatique et un facteur essentiel de cohésion nationale. Romuald Wadagni, dont il salue les qualités de bâtisseur et de stratège économique, dispose, selon lui, des compétences nécessaires pour démontrer que les industries culturelles peuvent devenir un véritable moteur de développement.

Dans cette logique, le président du GSPAR formule plusieurs propositions concrètes : restaurer, relancer et moderniser le FITHEB afin de lui rendre son rayonnement international ; renforcer la protection sociale des artistes et des créateurs ; intégrer davantage les patrimoines culturels et les arts dans les programmes scolaires ; transformer les festivals en véritables moteurs de développement économique territorial ; accompagner les jeunes talents du cinéma, du théâtre, de la littérature et des arts numériques ; enfin, accélérer la création de maisons de la culture et la professionnalisation des métiers artistiques. Au fond, le message est clair : les Béninois n’attendent pas seulement du président Romuald Wadagni qu’il préserve les acquis culturels de son prédécesseur. Ils espèrent qu’il ouvrira une nouvelle étape, plus ambitieuse encore, où la culture cessera d’être un secteur périphérique pour devenir un pilier structurant du projet national.

En refermant sa réflexion par un nouvel hommage au professeur Apollinaire AGBAZAHOU, Nassi Romulus ADJAKIDJÈ rappelle qu’aucune nation ne peut durablement rayonner sans investir dans son intelligence, sa mémoire et sa création. Pour lui, le véritable défi du nouveau quinquennat est désormais posé : faire de la culture non seulement l’âme du Bénin, mais également l’un des principaux moteurs de sa prospérité.

Stéphane  AHINOUHOSSOU

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