- (Demandes et paiements désormais via Customs WEBB. Lire l’intégralité de la note circulaire)
À partir du 15 septembre 2026, les formalités liées au laissez-passer des véhicules immatriculés à l’étranger quitteront progressivement les guichets pour investir l’espace numérique. La demande et le paiement de ce document seront désormais dématérialisés à travers la plateforme CUSTOMS WEBB. La réforme a été portée à la connaissance des usagers ce mercredi 2 septembre par le Directeur général des Douanes, Raouf Malèhossou ABOUDOU, dans une note circulaire.
La mesure s’adresse notamment aux importateurs, commissionnaires en douane agréés, transporteurs, opérateurs économiques et autres usagers concernés. Elle consacre surtout un changement dans les habitudes : le conducteur du véhicule devient désormais l’initiateur de la procédure. Pour obtenir son laissez-passer, il devra scanner le code QR disponible dans les halls d’accueil et aux guichets des postes douaniers compétents.
Une fois sur CUSTOMS WEBB, l’usager devra créer son compte avant de renseigner les différente informations relatives au conducteur, au véhicule et au laissez-passer sollicité. Après validation de la demande, un numéro d’enregistrement et un code QR seront générés. Le règlement pourra ensuite être effectué en ligne via TresorPay ou directement à la caisse du bureau des douanes concerné.
Mais le numérique impose aussi ses, règles. La demande initiée reste active pendant trois jours. Passé ce délai, elle n’est plus valable. Surtout, une fois le paiement effectué, aucune modification des informations renseignées ne pourra être opérée. Une exigence qui invite les usagers à faire preuve de vigilance dès la saisie des données.
Derrière cette réforme se dessine la volonté des Douanes béninoises de fluidifier davantage le passage aux frontières. En réduisant les démarches physiques et en accélérant le traitement des demandes, l’administration entend offrir aux usagers une procédure plus simple, plus rapide et davantage traçable. Le laissez-passer des véhicules étrangers entre ainsi dans une nouvelle ère : celle d’une douane où le clic tend progressivement à remplacer le guichet.
Stéphane AHINOUHOSSOU