Déontologie journalistique : Venus DOSSOU appelle à une prise de conscience dans les médias

Par Jean-Luc DESSOUASSI

La question du respect de la déontologie journalistique continue de susciter des réactions au sein de la corporation. À travers une publication largement relayée, Venus DOSSOU a exprimé son inquiétude face à certaines pratiques médiatiques qu’elle estime préjudiciables à l’image du journalisme et à la crédibilité des organes de presse.

Selon elle, le métier de journaliste est en train de perdre progressivement sa valeur et son influence, notamment au profit de certains créateurs de contenus et influenceurs qui considèrent parfois qu’une simple caméra suffit pour exercer une activité assimilable au journalisme. Cette tendance, estime-t-elle, favorise la diffusion de contenus qui s’affranchissent des principes fondamentaux de la profession, au mépris de l’éthique, de la responsabilité éditoriale et du respect dû au public.

Elle déplore notamment la diffusion de contenus qui, à son avis, ne respectent ni les règles éthiques de la profession ni la dignité des personnes concernées. Pour Venus DOSSOU, certaines séquences auraient dû être supprimées afin de préserver aussi bien l’image de l’interviewé que celle du média qui les diffuse.

Dans sa réflexion, elle rappelle que la mission première du journaliste consiste à corriger les mauvaises pratiques et à contribuer à l’assainissement de l’espace médiatique.
Elle estime qu’un professionnel correctement formé aux exigences du métier ne saurait cautionner la diffusion de contenus susceptibles de porter atteinte aux principes fondamentaux du journalisme.

Venus DOSSOU insiste également sur la complexité de la profession, souvent méconnue du grand public. Le journalisme, souligne-t-elle, exige rigueur, discernement et sens des responsabilités. Chaque prise de parole, chaque publication et chaque choix éditorial peut avoir des conséquences importantes sur les personnes, les institutions et l’opinion publique.
Poursuivant son analyse, elle lance un appel à ses confrères journalistes afin qu’ils reprennent pleinement leur place dans l’écosystème médiatique contemporain. Selon elle, les journalistes demeurent les premiers influenceurs de la société grâce à leur capacité à informer, éduquer et orienter les débats publics. Elle invite ainsi les professionnels des médias à renouer avec leur passion et à investir davantage les nouveaux espaces numériques en produisant des contenus de qualité, crédibles et respectueux des règles du métier. « Chers confrères, les premiers influenceurs, c’est nous », soutient-elle, regrettant que certains journalistes aient progressivement laissé le terrain des nouveaux médias à d’autres acteurs de la communication.
Pour Venus DOSSOU, le métier a profondément évolué avec l’avènement du numérique et des réseaux sociaux. Cette mutation impose aux professionnels de l’information une remise à niveau permanente, une meilleure maîtrise des outils digitaux et une capacité d’adaptation aux nouvelles habitudes de consommation de l’information. Toutefois, cette évolution ne doit en aucun cas se faire au détriment de l’éthique, de la vérification des faits et du respect du public, qui demeurent les fondements du journalisme.
À travers cette sortie, Venus DOSSOU invite les acteurs des médias à demeurer les gardiens de leur propre déontologie afin de préserver la crédibilité de la profession, de renforcer la confiance du public et de redonner au journalisme toute sa noblesse dans un environnement médiatique en constante mutation.

Jean-Luc DESSOUASSI

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