Le gouvernement béninois a officiellement lancé la campagne de commercialisation des noix brutes de cajou au titre de la saison 2025–2026. L’annonce a été faite à travers un communiqué conjoint signé par la ministre de l’Industrie et du Commerce et les autorités en charge du secteur agricole, marquant ainsi le démarrage effectif des opérations de mise en marché de l’anacarde sur l’ensemble du territoire national.
À travers ce cadre réglementaire, l’État entend assurer une meilleure organisation de la filière anacarde, l’une des principales sources de revenus agricoles du pays. Les dispositions arrêtées visent notamment à encadrer les conditions d’achat, de transport et de commercialisation des noix brutes de cajou, dans un souci de transparence, de traçabilité et de protection des producteurs.
Le gouvernement rappelle l’obligation pour les acteurs de la chaîne de commercialisation – acheteurs, collecteurs, exportateurs et transformateurs – de se conformer aux textes en vigueur. Cette mesure vise à lutter contre les pratiques spéculatives, les achats hors circuit officiel et la contrebande transfrontalière, souvent préjudiciables aux intérêts des producteurs et à la régulation du marché national.
Dans un contexte de fluctuations des prix sur le marché international de l’anacarde, l’encadrement de la campagne 2025–2026 apparaît comme un levier important pour garantir des revenus décents aux producteurs, tout en favorisant la transformation locale des noix de cajou. Les autorités entendent ainsi promouvoir la valeur ajoutée nationale, la création d’emplois et la compétitivité du Bénin sur le marché mondial de l’anacarde.
Les producteurs sont invités à se rapprocher des structures d’encadrement agricole et des organisations professionnelles pour s’informer sur les modalités pratiques de la campagne. Le gouvernement appelle par ailleurs à la responsabilité de tous les acteurs pour une campagne apaisée, conforme aux règles établies et bénéfique à l’économie nationale.
À travers cette démarche, l’État réaffirme sa volonté de structurer durablement la filière anacarde et de faire de ce secteur un véritable moteur de croissance inclusive pour le Bénin.
Trouvé ci-joint le communiqué
Stéphane AHINOUHOSSOU