Quarante et un jours après la disparition de Séfou Ladékpo Fagbohoun, le lien n’est pas rompu. Samedi 3 octobre 2026, à Adja-Ouèrè, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a de nouveau conduit une importante délégation de députés à la cérémonie de prières organisée à la mémoire de l’ancien parlementaire.
Ce déplacement prolonge une présence déjà remarquée lors de l’enterrement du patriarche. À cette occasion, le président de l’Assemblée nationale avait déjà tenu à s’associer à l’hommage rendu à l’un de ses anciens membres de l’institution. Quarante et un jours plus tard, le geste se répète et prend une autre signification : celle d’une proximité qui s’inscrit dans la durée.Autour du président de l’Assemblée nationale se trouvaient notamment plusieurs députés, dont une importante représentation du caucus des femmes parlementaires.
La vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé, le vice-président du Sénat, Louis Gbèhounou Vlavonou, ainsi que des membres du gouvernement et d’autres personnalités ont également pris part à la cérémonie. Ancien député, homme d’affaires et figure importante de la vie nationale pendant plusieurs décennies, Séfou Fagbohoun laisse derrière lui un parcours qui continue de rassembler bien au-delà de son milieu d’origine.
À Adja-Ouèrè, le 41ᵉ jour a ainsi été à la fois un temps de prières, de recueillement et de mémoire. Mais la présence renouvelée de Joseph Fifamin Djogbénou et des députés donne aussi à la cérémonie une portée institutionnelle particulière.Elle rappelle qu’un ancien parlementaire ne cesse pas d’appartenir à l’histoire de l’institution parce qu’il a quitté la scène publique ou disparu. À travers ses anciens membres, c’est aussi une part de la mémoire parlementaire qui continue de vivre. En revenant à Adja-Ouèrè quarante et un jours après l’enterrement de Séfou Fagbohoun, le président de l’Assemblée nationale inscrit ainsi la solidarité de la représentation nationale dans la continuité.
Au-delà de l’hommage rendu à l’homme, le geste exprime une certaine idée de la fidélité institutionnelle : honorer ceux qui ont servi, préserver leur mémoire et maintenir le lien avec les familles lorsqu’elles traversent l’épreuve de la disparition.
Saturnin Comlan HOUNKPE