Mardi 25 août 2026, en fin de soirée, le président de la République, Romuald Wadagni, a créé la surprise en faisant une descente inopinée au service des urgences du Centre hospitalier départemental du Borgou, à Parakou.
Loin des visites officielles minutieusement préparées, le chef de l’État s’est rendu directement au contact des patients, de leurs accompagnants et du personnel soignant. Une immersion qui lui a permis de s’enquérir des conditions de prise en charge et des réalités quotidiennes auxquelles sont confrontées les équipes médicales.
Dans les couloirs et les salles de soins, l’arrivée du président a suscité surprise et émotion. Des patients ont pu échanger directement avec lui. Une mère venue aux urgences avec son enfant fiévreux a notamment témoigné de son étonnement de voir le chef de l’État s’approcher de son enfant et prendre de ses nouvelles.
Mais au-delà de la portée symbolique de cette présence, la visite avait aussi une dimension de constat de terrain. Romuald Wadagni s’est intéressé aux conditions de travail des agents de santé, à la disponibilité des équipements et au fonctionnement concret du service des urgences.
La question de la prise en charge des personnes souffrant d’insuffisance rénale s’est également invitée dans les échanges. Un citoyen a interpellé le président sur la situation des patients dialysés, lui demandant de ne pas oublier leurs difficultés. « J’ai entendu », a répondu Romuald Wadagni, selon un compte rendu publié ce mercredi.
Cette visite intervient dans le prolongement d’une série de déplacements de terrain effectués par le chef de l’État à Parakou, avec notamment des passages auprès des militaires et, plus tard, des étudiants de l’Université de Parakou.
En choisissant de terminer sa tournée par les urgences d’un hôpital, dans une visite sans préavis, le président Wadagni a surtout privilégié le contact direct avec les réalités du terrain. Une démarche qui rompt avec la solennité habituelle des déplacements présidentiels et place, le temps d’une soirée, les patients et ceux qui les soignent au centre de l’attention présidentielle.
Marcellin TCHAOU