La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) effectue sa rentrée judiciaire ce lundi 12 octobre 2026 à Cotonou. Placée sous le thème « Humaniser la justice pénale : entre protection des droits fondamentaux et efficacité répressive », cette rentrée met en débat la conciliation entre la répression des infractions et le respect des droits des justiciables.
La nouvelle année judiciaire de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme s’ouvre sur une problématique majeure : comment garantir l’efficacité de la réponse pénale sans compromettre les droits fondamentaux des personnes poursuivies ? C’est autour de cette interrogation que la CRIET tient, ce lundi 12 octobre 2026 à partir de 10 heures à Cotonou, sa rentrée judiciaire 2026-2027, conformément au communiqué du procureur spécial publié le 10 octobre.
Le thème retenu, « Humaniser la justice pénale : entre protection des droits fondamentaux et efficacité répressive », place la dignité humaine et les garanties procédurales au centre de la réflexion. Il invite à examiner les conditions dans lesquelles une juridiction chargée notamment des infractions économiques et des actes liés au terrorisme peut exercer ses missions avec rigueur, tout en respectant les droits reconnus à chaque justiciable.
L’enjeu est de taille. L’efficacité de la justice pénale ne se mesure pas uniquement à sa capacité à poursuivre et à sanctionner les infractions. Elle implique également le respect des droits de la défense, des garanties prévues par la loi et des principes qui fondent un procès équitable. L’humanisation de la justice renvoie ainsi à la nécessité de maintenir la fermeté judiciaire dans un cadre respectueux de la dignité des personnes concernées par les procédures.
À travers ce thème, la CRIET entend mettre en discussion l’équilibre entre les impératifs de répression et les exigences de l’État de droit. La réflexion concerne aussi bien le traitement des procédures que la manière dont les droits fondamentaux sont garantis tout au long du parcours judiciaire.
Cette rentrée judiciaire ne constitue donc pas seulement le lancement d’une nouvelle année d’activités. Elle offre également un cadre institutionnel pour interroger les pratiques et les principes qui doivent guider l’action de la justice pénale. Le choix du thème annonce une réflexion sur la manière de concilier l’efficacité de la lutte contre la criminalité économique et le terrorisme avec la protection des libertés fondamentales.
Les enseignements de cette rentrée seront particulièrement attendus sur la portée concrète de cette exigence d’équilibre : une justice capable de sanctionner les infractions relevant de sa compétence, tout en demeurant attentive aux droits et à la dignité de tous les justiciables.
Stephane AHINOUHOSSOU