
La Direction générale des Douanes remet au premier plan une interdiction qui concerne désormais directement les opérateurs économiques intervenant dans le commerce de cette denrée de grande consommation.
Le message porté par le directeur général des Douanes, le colonel Raouf Malèhossou, est sans équivoque : l’importation du riz par les frontières terrestres est interdite. Les opérateurs concernés sont appelés à se conformer strictement aux dispositions en vigueur. L’annonce intervient dans un contexte où l’administration douanière entend renforcer la maîtrise des mouvements de marchandises à travers les différents corridors terrestres. Derrière cette mesure, se dessine une volonté de mieux contrôler les flux, de réduire les pratiques de contournement et de garantir une application plus rigoureuse des règles douanières.
Il convient toutefois de préciser que cette interdiction n’est pas une disposition apparue subitement ce 20 août. Elle fait l’objet d’un rappel par l’administration douanière, qui avait déjà formalisé la mesure dans une note circulaire datée du 31 juillet 2026. Le rappel vise donc surtout à lever toute ambiguïté auprès des acteurs de la chaîne d’importation. Pour les opérateurs économiques, le signal est désormais difficile à ignorer. Le passage terrestre n’est pas une option pour l’importation du riz. Toute tentative de contourner cette règle expose les contrevenants aux conséquences prévues par la réglementation.
Au-delà du produit lui-même, l’enjeu touche à la gouvernance des échanges commerciaux. Le riz occupant une place centrale dans la consommation des ménages béninois, son circuit d’approvisionnement constitue un sujet à la fois économique, commercial et douanier. Avec ce rappel, la Douane affiche donc sa volonté de tenir fermement les cordons du commerce transfrontalier. Aux frontières terrestres, le message est clair : pour le riz, la tolérance n’est plus de mise.
Stéphane AHINOUHOSSOU
