RÉORGANISATION DU CULTE EGUNGUN:GABRIEL GUENDÉHOU OUVRE LE CHANTIER DE LA STRUCTURATION DU CULTE EGUN-GUN DANS LE LITTORAL
(Le SG du HCNCE-BÉNIN était entouré de Gilbert Ariori, Germain Sacramento et Emile Boko)

À la mairie de Cotonou, le Haut Conseil National du Culte Egungun du Bénin a réuni familles, collectivités tutélaires et associations faîtières autour d’une même table. Au menu : l’organisation territoriale du culte, le découpage de Cotonou et surtout la recherche d’un consensus pour asseoir une coordination durable, sans remettre en cause les Légitimité traditioonlles. Vendredi 2 octobre 2026, la salle de conférence de la mairie de Cotonou a servi de cadre à une importante rencontre d’information et de concertation consacrée à l’organisation du culte Egungun dans le département du Littoral. À la manœuvre, le Haut Conseil National du Culte Egungun du Bénin (HCNCE-BÉNIN), représenté par son Secrétaire général et chef de mission pour le Littoral, Gabriel Guendéhou.
Autour de lui, Gilbert Ariori, Secrétaire général adjoint, Germain Sacramento, chargé des Affaires cultuelles, et Emile Boko, troisième organisateur, ont échangé avec les représentants des différentes composantes du culte. Sur les 106 participants attendus, 100 ont effectivement pris part aux travaux. L’Association Dignitaire du Culte Egungun du Littoral (ADСEL), association faîtière, s’est toutefois distinguée par son absence.
La rencontre avait trois principaux axes : présenter le HCNCE-BÉNIN, exposer ses objectifs et ses missions, puis rechercher un consensus autour de la mise en place des bureaux départemental et communaux dans le Littoral. Mais c’est surtout la configuration de Cotonou qui a cristallisé les discussions. Ville à statut particulier et composée de treize arrondissements, la capitale économique appelle, selon les participants, une organisation territoriale adaptée à ses réalités.
Deux options ont émergé des échanges. La première propose trois circonscriptions, tandis que la seconde en prévoit quatre : les 1er au 4e arrondissements, les 5e au 7e, les 8e au 10e et les 11e au 13e. Dans ce dernier schéma, le Conseil départemental du Littoral assurerait la coordination des quatre circonscriptions.
Mais au-delà des chiffres et du découpage, le véritable défi demeure celui de l’adhésion. Le HCNCE-BÉNIN entend avancer sur la base de l’écoute, du respect mutuel, de la concertation et du consensus. Il affirme vouloir reconnaître la place des familles, des collectivités tutélaires et des associations faîtières, plutôt que de se substituer aux structures traditionnelles existantes.
« Organiser sans dénaturer » : c’est le principe mis en avant pour accompagner cette nouvelle dynamique. Il s’agit notamment d’améliorer l’encadrement des manifestations, de prévenir les conflits, de préserver les rites et traditions et de renforcer le dialogue avec les autorités administratives et communales.
Pour Gabriel Guendéhou et le HCNCE-BÉNIN, la structuration du culte Egungun ne saurait relever d’une seule famille ou d’une seule organisation. Elle devra être l’œuvre de l’ensemble des acteurs. Reste désormais à transformer les propositions formulées autour de la table en un compromis suffisamment large pour donner corps à cette nouvelle architecture du culte Egungun dans le Littoral.
Stéphane AHINOUHOSSOU
