- (La ministre Alimatou Shadiya Assouman mise sur les normes pour accélérer la transition énergétique au Bénin)
À l’occasion de la Journée mondiale de la normalisation, célébrée ce 14 octobre 2026 autour du thème « Énergie propre et abordable », le Gouvernement béninois réaffirme sa volonté de faire des normes un levier de performance énergétique, de compétitivité économique et de protection des consommateurs. Dans son message à la nation, la ministre du Commerce intérieur et de la Formalisation de l’économie met l’accent sur la nécessité de renforcer la culture de la qualité pour accompagner durablement la transformation de l’économie nationale.

La transition énergétique ne se joue pas uniquement dans la production d’électricité ou le développement des énergies renouvelables. Elle se construit également à travers des règles, des exigences techniques et des mécanismes de contrôle capables de garantir une utilisation rationnelle de l’énergie. C’est tout le sens du message délivré ce mercredi 14 octobre 2026 par la ministre du Commerce intérieur et de la Formalisation de l’économie, Alimatou Shadiya Assouman, à l’occasion de la Journée mondiale de la normalisation.
Placée cette année sous le thème « Énergie propre et abordable », cette célébration remet au centre du débat la contribution des normes à la construction de systèmes énergétiques plus performants, plus sûrs et accessibles au plus grand nombre. Pour le Bénin, l’enjeu consiste à inscrire durablement les exigences de qualité dans les pratiques économiques, les processus de production et les habitudes de consommation. Les normes, un accélérateur de performance énergétiqueDans un contexte marqué par la nécessité de maîtriser les coûts énergétiques et de réduire les pertes, la normalisation apparaît comme un instrument essentiel d’amélioration de la performance des équipements et des installations. L’adoption de normes nationales et internationales permet notamment d’encadrer les exigences techniques, de favoriser l’efficacité énergétique et de limiter les gaspillages
À cet égard, la norme internationale ISO 50001 constitue une référence importante.
Consacrée aux systèmes de management de l’énergie, elle aide les organisations à structurer leur démarche d’amélioration continue, à mieux maîtriser leurs consommations et à identifier les possibilités d’optimisation. Pour les entreprises comme pour les institutions publiques, l’application de telles exigences peut contribuer à réduire les dépenses énergétiques, à améliorer la productivité et à renforcer la fiabilité des installations. Au-delà des performances techniques, la normalisation participe ainsi à la construction d’une économie plus compétitive et plus soucieuse de la préservation des ressources. Le message ministériel met donc en évidence une réalité fondamentale : l’accès à une énergie propre et abordable suppose aussi des équipements performants, des installations sécurisées et des pratiques conformes aux exigences de qualité.
Un cadre réglementaire au service des consommateurs
La volonté de promouvoir une meilleure efficacité énergétique s’accompagne d’un renforcement du dispositif réglementaire. L’actualisation des normes de performance et du système d’étiquetage des équipements électriques, notamment à travers le décret n° 2025-728 mentionné dans les informations communiquées, constitue une étape importante dans cette dynamique. L’étiquetage énergétique permet en effet aux consommateurs de disposer d’informations utiles pour apprécier la performance des équipements et orienter leurs choix d’achat.
Une meilleure connaissance de la consommation électrique des appareils peut favoriser des décisions plus économiques, tout en encourageant les opérateurs à proposer des produits répondant aux exigences de qualité. Cette démarche présente un double intérêt. D’une part, elle contribue à la protection des consommateurs contre les équipements peu performants ou ne répondant pas aux exigences applicables. D’autre part, elle incite les entreprises à améliorer la qualité de leurs produits et à s’inscrire dans une logique de compétitivité durable.
La normalisation dépasse ainsi le seul cadre des prescriptions techniques. Elle devient un outil de régulation du marché, de transparence commerciale et de promotion d’une concurrence fondée sur la qualité.
La culture de la qualité, une responsabilité collective
Toutefois, l’efficacité des normes dépend autant de leur pertinence que de leur appropriation par les acteurs concernés. C’est pourquoi la ministre appelle à une mobilisation collective autour de la culture de la qualité.Entreprises, chercheurs, producteurs et citoyens sont invités à s’impliquer davantage dans cette dynamique, en intégrant les exigences de normalisation à leurs activités et à leurs pratiques quotidiennes. L’objectif est de faire de la qualité une référence partagée, aussi bien dans la conception des produits que dans leur fabrication, leur commercialisation et leur utilisation.Dans cette perspective, les manifestations organisées par l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité offrent un cadre de sensibilisation et d’échanges autour des enjeux de la normalisation.
Elles permettent notamment de rappeler aux acteurs économiques l’importance du respect des exigences techniques et de la conformité des produits mis sur le marché.Cette mobilisation est d’autant plus importante que la transition énergétique exige une coordination entre les pouvoirs publics, les structures techniques, le secteur privé, le monde de la recherche et les consommateurs. La diffusion d’une véritable culture de la qualité apparaît dès lors comme une condition essentielle pour traduire les orientations politiques en changements concrets.Faire de la qualité un pilier de la transformation économique
À travers ce message, le Gouvernement béninois réaffirme l’ambition de consolider les mécanismes qui favorisent une économie plus performante, une meilleure protection des consommateurs et une utilisation plus rationnelle des ressources énergétiques. La célébration de la Journée mondiale de la normalisation prend ainsi une dimension qui dépasse le symbole. Elle rappelle que la transition vers une énergie propre et abordable nécessite des choix techniques rigoureux, des règles adaptées et une adhésion effective des acteurs économiques.
Pour Alimatou Shadiya Assouman, l’enjeu est de faire de la normalisation un instrument concret de transformation économique, au service de la compétitivité des entreprises et du bien-être des populations. Car, derrière chaque norme respectée, se dessine une ambition plus large : celle d’un marché mieux encadré, de produits plus fiables et d’une économie où la qualité devient un véritable facteur de progrès. Cette Journée mondiale de la normalisation invite à considérer les normes non comme de simples contraintes administratives, mais comme des outils stratégiques pour concilier performance énergétique, sécurité des consommateurs et développement durable.
Roger AVOCEVOU
