FACE-À-FACE À L’UNA DE KÉTOU : HOUNGBÉDJI EXPOSE LES MESURES SOCIALES DU GOUVERNEMENT AUX ÉTUDIANTS

Cinq jours seulement après la rentrée académique, le campus de l’Université Nationale d’Agriculture (UNA) de Kétou s’est transformé, vendredi 18 septembre 2026, en espace de dialogue direct entre le Gouvernement et la communauté universitaire. Face à un amphithéâtre largement rempli, Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du Gouvernement, s’est livré pendant plus de deux heures à un exercice de présentation, d’explication et de réponses aux préoccupations des étudiants, des acteurs économiques et des dignitaires présents.

Dans une atmosphère marquée par une forte affluence, le ministre a d’abord présenté les principales mesures sociales prises dans le cadre de la6h rentrée scolaire et universitaire 2026-2027. Le paquet gouvernemental, évalué à près de 30 milliards de FCFA, comprend notamment le renforcement des bourses et aides universitaires ainsi que le déploiement d’une nouvelle flotte de 63 bus destinés au transport des étudiants des universités publiques.

Sur le terrain de l’enseignement supérieur, l’accent a été mis sur l’accompagnement des étudiants et l’amélioration de leurs conditions d’études. Le dispositif de bourses universitaires a notamment fait l’objet d’une revalorisation pouvant atteindre 49 % selon les filières, tandis que les mesures d’inclusion accordent une attention particulière aux apprenants en situation de handicap. Ces dispositions s’inscrivent dans un ensemble plus large comprenant également la restauration universitaire, les infrastructures, le logement et d’autres mécanismes d’accompagnement social.

À Kétou, le choix du lieu n’était pas anodin. Dans cette université dédiée aux sciences et techniques agricoles, la question de la souverainetéy alimentaire a naturellement occupé une place importante dans les échanges. Wilfried Léandre Houngbédji a notamment présenté les ambitions du Gouvernement pour l’amélioration de la productivité agricole, à travers le projet pilote consacré au maïs. L’objectif annoncé est de faire progresser fortement les rendements, avec l’ambition d’atteindre près de huit tonnes à l’hectare contre environ 1,5 tonne dans les références évoquées lors des échanges. Au-delà de l’augmentation de la production, le dispositif est présenté comme devant contribuer à améliorer les revenus et la protection sociale des producteurs.

Mais c’est surtout lors de la séquence des questions-réponses que le caractère direct de la rencontre a pris tout son sens. Les étudiants et participants ont interpellé le ministre sur plusieurs préoccupations concrètes : le devenir des élèves-professeurs des lycées techniques agricoles formés à l’UNA avec le concours de l’Université du KwaZulu-Natal, la connectivité sur le campus, mais également les difficultés rencontrées par certaines commerçantes dans le cadre des opérations liées à la commercialisation du soja et de la noix de cajou. La question relative aux 662 élèves-professeurs formés à l’UNA figure d’ailleurs parmi les préoccupations adressées au porte-parole du Gouvernement dans les échanges publics consacrés à l’action gouvernementale.

Sur la question des produits agricoles, le ministre a défendu la logique de transformation locale portée par le Gouvernement. L’orientation consiste à réduire progressivement la sortie de matières premières non transformées afin de favoriser la création de valeur sur le territoire. Une politique qui vise notamment à développer les chaînes de transformation, soutenir l’industrie locale et créer des débouchés et des emplois autour des filières agricoles. Cette approche rejoint les différentes mesures gouvernementales consacrées à l’agriculture, à l’emploi et à l’industrialisation.

Au terme de plus de deux heures d’échanges, le face-à-face aura surtout permis de confronter les annonces publiques aux préoccupations exprimées depuis le terrain. Entre les mesures sociales annoncées pour la rentrée, les ambitions affichées pour la productivité agricole et les interrogations très concrètes de la communauté universitaire, l’exercice aura eu le mérite de placer l’action gouvernementale face à ses principaux destinataires.

À l’UNA de Kétou, Houngbédji n’a donc pas seulement déroulé le catalogue des mesures gouvernementales : il a également dû écouter, expliquer et répondre. Un exercice de proximité où, derrière les chiffres et les annonces, ce sont les attentes concrètes des étudiants, des producteurs et des acteurs économiques qui ont occupé le devant de la scène.

Stéphane AHINOUHOSSOU

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