Lutte contre la corruption et coopération internationale : À Doha, le Bénin réaffirme son leadership en matière de recouvrement des avoirs illicites

  • Portée par le Haut-Commissaire à la Prévention de la Corruption, Jacques Acheffon MIGAN, la déclaration du Bénin à la 11ᵉ Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la Corruption met en lumière les avancées nationales et l’engagement résolu du pays dans la traque des avoirs volés.

À l’occasion de la onzième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la Corruption (CNUCC), tenue à Doha du 15 au 19 décembre 2025, le Bénin a réaffirmé sa détermination à faire du recouvrement des avoirs illicites un pilier central de sa stratégie de lutte contre la corruption. Portant la voix du Gouvernement béninois, le Haut-Commissaire à la Prévention de la Corruption, Jacques Acheffon MIGAN, a mis en exergue les réformes engagées, les mécanismes nationaux mis en place et l’appel renouvelé du pays en faveur d’une coopération internationale renforcée pour la restitution effective des biens détournés.

Réunie à Doha, au Qatar, du 15 au 19 décembre 2025, la onzième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la Corruption (CNUCC) a offert aux États membres un cadre d’échanges de haut niveau sur les défis persistants de la lutte contre la corruption. À cette tribune internationale, le Bénin a fait entendre une voix ferme et cohérente, axée sur un enjeu majeur : le recouvrement des avoirs illicites, présenté comme un levier stratégique de justice, de développement et de sécurité économique.
Prenant la parole au nom du Gouvernement béninois, le Haut-Commissaire à la Prévention de la Corruption, Jacques Acheffon MIGAN, a rappelé que la récupération des biens issus de la corruption permet non seulement de priver les criminels de leurs profits, mais aussi de renforcer les économies nationales, de financer le développement et de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions publiques.

Le recouvrement des avoirs, un pilier de la lutte anticorruption

Dans son intervention, le Haut-Commissaire a souligné que le recouvrement des avoirs constitue un outil déterminant dans la lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il s’agit, a-t-il insisté, d’un mécanisme de dissuasion puissant, en ce qu’il empêche l’impunité économique et garantit la restitution des fonds détournés à leurs légitimes propriétaires.
Au-delà de la sanction pénale, cette démarche participe à la justice pour les victimes et contribue à la stabilité des systèmes financiers, tout en limitant les flux financiers illicites qui fragilisent les États, en particulier dans les pays en développement.

Illustrant les avancées concrètes du Bénin, Jacques Acheffon MIGAN a mis en lumière la création et l’opérationnalisation de l’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis (ANRACS). Cette structure spécialisée est chargée, sur l’ensemble du territoire national et sur mandat de justice, d’assurer la gestion, la conservation, la valorisation et, le cas échéant, l’aliénation des avoirs saisis ou confisqués dans le cadre de procédures pénales.
L’ANRACS intervient également dans le recouvrement des biens criminels issus des infractions liées au blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme et à la prolifération des armes de destruction massive, traduisant ainsi la volonté du Bénin de se doter d’un dispositif conforme aux standards internationaux.

Un appel renouvelé à la coopération internationale

Conscient du caractère transnational des crimes économiques, le Bénin a réaffirmé à Doha son attachement au renforcement de la coopération judiciaire et administrative entre États. Le Haut-Commissaire a plaidé pour des mécanismes plus efficaces de collaboration, de partage d’informations et d’assistance mutuelle, afin de faciliter l’identification, la saisie et la restitution des avoirs volés.
Selon lui, seule une coopération internationale sincère et opérationnelle permettra de surmonter les obstacles juridiques et procéduraux qui entravent encore le recouvrement effectif des biens illicites à l’échelle mondiale.

De son intervention, Jacques Acheffon MIGAN a réitéré l’engagement ferme du Bénin à poursuivre les réformes engagées et à renforcer son arsenal institutionnel et juridique en matière de prévention et de lutte contre la corruption. Le pays entend ainsi demeurer un acteur responsable et crédible au sein de la communauté internationale, œuvrant pour une gouvernance plus transparente, équitable et respectueuse de l’État de droit.
Par sa participation active à la CNUCC de Doha, le Bénin confirme sa volonté de faire du recouvrement des avoirs illicites un combat partagé, au service du développement durable et de la justice économique.

Saturnin Comlan HOUNKPE

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