SÈMÈ-PODJI : UNE CARRIÈRE FERMÉE, LES EXPLOITANTS MIS FACE À LEURS RESPONSABILITÉS

Nouvelle offensive de la mairie de Sèmè-Podji contre les pratiques jugées irrégulières dans l’exploitation des carrières. Le maire Thomas Singbo et son équipe ont décidé de suspendre les activités d’une carrière de sable à Djeffa, le temps pour l’entreprise concernée de se rapprocher des services compétents et de clarifier sa situation.

À Sèmè-Podji, la mairie entend désormais regarder de plus près ce qui se passe dans les carrières de sable implantées sur le territoire communal. Une démarche qui vient de se traduire par une décision ferme : la suspension des activités d’une carrière située à Djeffa. Accompagné de ses collaborateurs, le maire Thomas Singbo s’est rendu sur le terrain pour constater la situation et prendre les mesures qui s’imposaient.

Selon les informations rapportées par plusieurs médias, la décision de suspension vise notamment à permettre à l’entreprise concernée de se rapprocher de la mairie ainsi que des services compétents de l’État afin de clarifier les conditions dans lesquelles elle exerce ses activités. Au-delà de cette fermeture ponctuelle, l’initiative traduit une volonté affichée de l’exécutif communal de renforcer le contrôle sur l’exploitation des ressources et de veiller au respect des règles applicables. Dans une commune où l’activité d’extraction de sable constitue un enjeu économique mais aussi environnemental et foncier, la question de la régulation des carrières se pose avec une acuité particulière.

Cette nouvelle intervention municipale intervient d’ailleurs dans un contexte où la commune avait déjà affiché sa volonté de mieux encadrer le secteur. En mai dernier, sept demandes d’ouverture de nouvelles carrières de sable avaient notamment été rejetées par le Conseil de supervision de Sèmè-Podji. La mairie veut donc manifestement passer d’une logique de tolérance à une logique de contrôle, avec l’exigence que chaque opérateur puisse justifier son activité et se conformer aux prescriptions en vigueur.

Derrière la suspension de la carrière de Djeffa se profile ainsi une question plus large : celle de la responsabilité des exploitants et de la capacité des autorités locales à préserver les intérêts de la collectivité. Pour l’exécutif communal, l’exploitation des carrières ne saurait se développer en marge des règles, encore moins sans mécanismes permettant à la collectivité de savoir ce qui est exploité, dans quelles conditions et avec quelles contreparties.

La fermeture décidée à Djeffa pourrait dès lors constituer un signal adressé à l’ensemble des opérateurs du secteur. À Sèmè-Podji, la mairie entend visiblement reprendre la main sur un domaine où les enjeux économiques, environnementaux et fonciers s’entrecroisent, avec désormais une exigence : que les activités soient encadrées, justifiées et conformes aux règles de la République.

flamboyant
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