En ce dimanche électoral du 12 avril 2026, le département du Mono s’est imposé comme l’un des épicentres de l’attention politique nationale. Après le passage du candidat de la mouvance à Lokossa, son principal challenger, Paul Hounkpè, chef de file de la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), s’est rendu aux urnes dans la commune de Bopa, précisément à l’École primaire publique de Hangnanmey, dans l’arrondissement de Lobogo.
C’est aux environs de 10h50 que le candidat de l’opposition a accompli son devoir civique, dans un climat globalement calme et encadré par un dispositif sécuritaire jugé satisfaisant. Devant la presse, Paul Hounkpè n’a pas manqué de saluer les efforts organisationnels déployés à l’échelle nationale pour garantir le bon déroulement du scrutin. Toutefois, ce satisfecit a rapidement cédé la place à une posture de vigilance critique.
Le porte-étendard des Cauris a en effet évoqué des « velléités de bourrages d’urnes » signalées dans certaines localités, suscitant des inquiétudes quant à la transparence du processus électoral. Il a également dénoncé l’exclusion présumée de certains de ses mandataires de bureaux de vote, évoquant des motifs qu’il qualifie de fallacieux.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où la crédibilité du scrutin constitue un enjeu majeur pour l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels. Si la majorité des opérations de vote se déroulent dans le calme à travers le pays, ces alertes viennent rappeler la nécessité d’un suivi rigoureux et impartial du processus électoral.
Malgré ces réserves, Paul Hounkpè affiche une sérénité teintée de détermination. Convaincu de la dynamique de son camp, il se montre confiant quant à l’issue du scrutin, affirmant sans ambages que la victoire reste à portée de main pour son parti au terme de cette journée décisive.
Ainsi, entre participation citoyenne et soupçons d’irrégularités, le vote à Bopa illustre les contrastes d’un scrutin à forts enjeux, où la mobilisation démocratique s’accompagne d’une exigence accrue de transparence et de crédibilité.
Marcellin TCHAOU
