LE GSPAR FACE AU PLAIDOYER POUR L’ÉCOLE: ADJAKIDJÈ ROMULUS SONNE LA MOBILISATION POUR LE PACTE « ÉCOLE-CAHIER-LIVRE »
(Il sollicite l’engagement du chef de l’État et des institutions compétentes pour faire de la maîtrise du téléphone à l’école une priorité nationale.)

Dans une tribune politique, le président du GSPAR défend la continuité de l’action gouvernementale sous Romuald Wadagni et appelle les autorités à faire de la régulation du téléphone portable dans les établissements scolaires une priorité nationale. Il sollicite l’implication du chef de l’État, des ministres de l’Éducation, du Parlement et du Conseil national de l’éducation.
Le débat sur la place du téléphone portable dans les établissements scolaires s’invite dans l’agenda politique. Dans une tribune intitulée « Pourquoi le chaos promis par les éternels sceptiques », Nassi Adjakidjè Romulus, président du GSPAR (Générations solidaires pour avancer rassemblés), prend position en faveur de la continuité de l’action gouvernementale tout en mettant l’accent sur un nouveau chantier qu’il juge essentiel : la protection de l’environnement d’apprentissage contre les distractions et les dérives liées à l’usage du numérique.
Dans son argumentaire, le responsable associatif défend le bilan de la gouvernance engagée depuis 2016 sous Patrice Talon et estime que les craintes exprimées par ses détracteurs à l’approche de la succession présidentielle ne se sont pas concrétisées. Il présente la présidence de Romuald Wadagni comme une « rupture dans la continuité », en mettant en avant plusieurs mesures sociales et éducatives qu’il considère comme des signes d’une plus grande proximité avec les populations.
La revalorisation des allocations universitaires, l’extension de l’assurance maladie, le soutien aux femmes transformatrices et aux artisans, la généralisation annoncée des cantines scolaires dans les écoles primaires publiques ainsi que la promotion de l’excellence scientifique figurent parmi les initiatives citées dans sa tribune. Ces éléments relèvent de son appréciation politique du bilan gouvernemental et ne constituent pas, à eux seuls, une évaluation indépendante de leurs effets sur les conditions de vie des bénéficiaires.
Au-delà de cette défense de l’action gouvernementale, Nassi Adjakidjè Romulus déplace le débat vers l’école et l’avenir des apprenants. Pour lui, la consolidation des acquis sociaux doit s’accompagner d’une politique éducative capable de protéger la concentration, de renforcer la discipline et de favoriser les apprentissages. Il met notamment en garde contre les risques qu’il associe à un usage incontrôlé du téléphone portable : distraction, tricherie en ligne, exposition à la cybercriminalité et fragilisation des relations sociales.
C’est dans cette perspective qu’il défend le retour au pacte « École-Cahier-Livre », porté par le GSPAR. L’objectif est de replacer les outils fondamentaux de l’apprentissage au centre du parcours scolaire et de promouvoir un encadrement plus strict du téléphone portable dans les établissements. Le plaidoyer pose ainsi une question de fond : comment tirer parti des possibilités offertes par le numérique sans laisser ses usages détourner les élèves de leurs objectifs scolaires ?
Pour faire avancer cette réflexion, le président du GSPAR adresse un appel au président de la République, Romuald Wadagni, aux ministres chargés de l’Éducation maternelle et primaire, de l’Enseignement secondaire et technique et de l’Enseignement supérieur, ainsi qu’au président de l’Assemblée nationale et au président du Conseil national de l’éducation. Il les invite à ouvrir le dialogue et à examiner la question comme un enjeu de souveraineté nationale.
La tribune fait ainsi converger deux registres : la défense politique de la continuité gouvernementale et le plaidoyer éducatif pour une meilleure maîtrise des usages numériques. Reste à traduire cette interpellation en propositions concrètes, notamment sur les règles applicables, les exceptions pédagogiques éventuelles, les modalités de contrôle et la sensibilisation des élèves, des parents et des enseignants. Car la régulation du téléphone à l’école ne saurait se réduire à une déclaration de principe : elle suppose un cadre clair, applicable et adapté aux réalités des établissements.
Stéphane AHINOUHOSSOU
