Sensibilisation à la bonne gouvernanceLe HCPC mobilise écoles et universités contre la corruption dans l’Ouémé(Des élèves de Porto-Novo aux étudiants d’Adjarra, le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption mène une offensive éducative pour bâtir une génération intègre et consciente.)Le 13 mai 2025, le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) a tenu deux séances de sensibilisation d’envergure dans le département de l’Ouémé. À l’EPP Urbaine Centre de Porto-Novo et à l’Université d’Adjarra, élèves, enseignants et étudiants ont été invités à réfléchir ensemble aux conséquences de la corruption. Des échanges interactifs, des exemples concrets, des recommandations fortes : la jeunesse béninoise s’éveille à l’éthique citoyenne.Fidèle à sa mission de prévention et d’éducation à la citoyenneté, le HCPC a investi deux lieux symboliques pour sa campagne dans l’Ouémé : une école primaire publique et une université. Deux publics différents, mais une même ambition : construire une société plus intègre dès les bancs de l’école. À Porto-Novo comme à Adjarra, les représentants du HCPC ont présenté les fondements de la lutte contre la corruption, ses effets délétères sur l’éducation, l’économie et les droits fondamentaux. Le ton était clair : aucune réforme durable ne peut réussir sans un changement de mentalité.Les séances ont été marquées par une forte interaction entre les participants et les animateurs. À Porto-Novo, les élèves ont pris la parole pour dénoncer des pratiques injustes observées dans leur environnement immédiat. À Adjarra, les étudiants ont soulevé la problématique des pressions dans les évaluations académiques. Le Vice-Recteur n’a pas hésité à partager des cas concrets de tentatives de fraude, appelant à la rigueur, à la transparence et à la responsabilité individuelle. À l’issue des discussions, plusieurs pistes d’action ont été proposées :Intégrer la lutte contre la corruption dans les programmes scolaires et universitaires ;Former des enseignants ambassadeurs de l’éthique ;Élargir la campagne à toutes les régions du pays ;Utiliser des médias de proximité comme la radio Gerddes FM pour toucher un public plus large, notamment en langues nationales ;Créer des comités locaux de vigilance dans les établissements scolaires.Avec plus de 300 participants cumulés sur les deux sites, l’initiative du HCPC a démontré l’intérêt croissant des jeunes générations pour les enjeux de gouvernance. L’implication des autorités locales, des chefs d’établissement et des enseignants a contribué à la réussite de cette journée de sensibilisation. La campagne du HCPC ne s’arrête pas à une rencontre. Elle amorce un processus de transformation en profondeur, fondé sur l’éducation, la vigilance et la responsabilisation collective. À Porto-Novo comme à Adjarra, une nouvelle dynamique est née : celle d’un engagement civique porté par les jeunes, encadré par les éducateurs, et soutenu par les institutions.
