Campagne électorale pour la présidentielle du 12 avril prochain : Le Couffo promet le K.O à Romuald Wadagni

En immersion dans les communes d’Aplahoué, Djakotomey et Klouékanmè, le message est sans équivoque : entre les avancées enregistrées et les réalités quotidiennes des populations, l’écart demeure perceptible. À l’approche de la présidentielle d’avril 2026, cette plongée au cœur du Couffo met en lumière une exigence pressante d’actions concrètes, au-delà des discours et des promesses.

Sur le terrain, une vérité s’impose avec acuité. Si le Bénin progresse indéniablement sur plusieurs fronts, l’accès aux services sociaux de base reste, pour une frange significative de la population, un défi persistant. L’eau potable, l’électricité stable et une éducation de qualité, notamment pour les jeunes filles, apparaissent encore comme des conquêtes inachevées plutôt que comme des acquis consolidés.


Toutefois, au-delà de ces insuffisances structurelles, c’est la résilience des populations qui retient l’attention. Dans les marchés comme dans les exploitations agricoles, des femmes courageuses s’illustrent par leur abnégation, assurant la subsistance familiale au prix d’efforts constants. À leurs côtés, des hommes engagés travaillent la terre avec détermination, tandis qu’une jeunesse lucide et ambitieuse refuse la résignation et revendique sa part d’avenir.


Cette énergie collective, palpable dans chaque localité visitée, constitue sans doute la richesse la plus précieuse du pays. Elle révèle un potentiel considérable, enraciné dans des terres fertiles, une main-d’œuvre dynamique et une capacité d’innovation encore insuffisamment exploitée.

Mais ce potentiel, aussi prometteur soit-il, ne saurait se contenter de demeurer à l’état de promesse. Dès lors, l’urgence d’un changement d’échelle s’impose. Mieux équiper les producteurs afin d’accroître leur productivité, faciliter l’accès au financement pour les jeunes et les femmes entrepreneures, promouvoir la transformation locale des matières premières, renforcer le système éducatif avec un accent particulier sur la scolarisation des jeunes filles, et investir massivement dans les infrastructures de base : telles sont les priorités clairement identifiées.


À l’évidence, le temps des diagnostics semble révolu. Les populations, désormais plus exigeantes, appellent à des résultats tangibles, visibles dans leur quotidien. L’enjeu est de traduire les ambitions en impacts concrets, capables de réduire les inégalités territoriales et d’améliorer durablement les conditions de vie.


Dans cette dynamique, “aller plus loin” ne relève plus du simple slogan politique. Il s’agit d’une responsabilité collective, d’un impératif d’action partagée, où convergent volonté politique, engagement citoyen et mobilisation des ressources. Le Couffo, à travers cette expression du terrain, rappelle ainsi que l’avenir du Bénin se joue d’abord au plus près de ses populations.

Stéphane AHINOUHOSSOU

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