Décryptage des deux premiers mois de gouvernance sous Romuald Wadagni:Le capital humain au cœur du Septennat selon Romulus ADJAKIDJÈ

Deux mois après l’investiture du président Romuald Wadagni, le président du GSPAR, Romulus ADJAKIDJÈ, livre une lecture des premiers marqueurs de la nouvelle gouvernance. S’il relève une continuité assumée des orientations économiques, il met surtout en lumière les attentes qui se cristallisent autour du capital humain, de la culture et de l’inclusion sociale, estimant que les prochains mois seront déterminants pour mesurer la traduction concrète de ces ambitions dans le quotidien des Béninois. Voici l’intégralité de sa réflexion

<<Deux mois après son investiture, le président Romuald Wadagni est encore dans la phase de lancement de son mandat. Il est donc prématuré de dresser un bilan complet, mais certaines orientations se dégagent déjà.

Sur le plan économique, la continuité est manifeste. La rigueur budgétaire, l’attractivité des investissements et la poursuite des réformes engagées restent au cœur de l’action gouvernementale. Toutefois, le nouveau pouvoir affiche une volonté plus marquée de rapprocher les performances économiques des préoccupations quotidiennes des populations, notamment à travers l’emploi, le pouvoir d’achat et une croissance plus inclusive.

En matière de ressources humaines, les attentes sont fortes. Les citoyens espèrent une administration fondée sur la compétence, la méritocratie et une meilleure valorisation des talents béninois. Le défi est de faire du capital humain un véritable moteur du développement national.

Le secteur culturel, lui aussi, suscite beaucoup d’espoir. Après les investissements réalisés dans le patrimoine et les infrastructures culturelles, les acteurs attendent désormais un soutien plus important aux artistes, aux industries créatives et à la professionnalisation des métiers de la culture afin que ce secteur contribue davantage à l’économie nationale.

Quelles sont les nouveautés par rapport à la gouvernance précédente ? Plus qu’une rupture, on observe une volonté de renforcer la dimension sociale des politiques publiques, avec un discours davantage centré sur l’amélioration des conditions de vie des populations, tout en maintenant les acquis économiques des années précédentes.

Les prochains mois seront décisifs. Les attentes portent sur la création d’emplois, le soutien aux entreprises, l’amélioration des services publics, le renforcement de la sécurité et la promotion de la culture ainsi que du capital humain. C’est à travers ces résultats concrets que les Béninois pourront apprécier la véritable identité de cette nouvelle gouvernance.

En définitive, ces deux premiers mois traduisent une gouvernance qui s’inscrit dans la continuité sur le plan économique, tout en affichant l’ambition de placer davantage l’humain, la culture et l’inclusion sociale au cœur du développement. Les mois à venir permettront de mesurer si cette ambition se traduit par des changements perceptibles dans le quotidien des citoyens>>

Nassi Romulus ADJAKIDJÈ

President GSPAR

flamboyant
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