Ouganda: la peine de mort pour des actes homosexuels, approuvée par le président

Le président ougandais, Yoweri Museveni, a approuvé une nouvelle version de la loi contre les LGBT soumise par le parlement, dans laquelle les députés avaient pris en compte les propositions du chef de l’État sur sa version originale, a annoncé lundi la présidente du parlement monocaméral ougandais, Anita Among.

« Le président de la République a rempli son droit constitutionnel, il a accepté la loi contre l’homosexualité », a-t-elle déclaré sur Twitter.

La loi contre les LGBT a été initialement adoptée par le parlement ougandais le 21 mars. Après avoir été soumise à l’examen du président, celui-ci y a apporté un certain nombre de modifications et l’a à nouveau renvoyé aux députés. Selon l’initiateur de la loi, Asuman Basalirwa, les amendements introduits par le président n’étaient pas de nature fondamentale.

Le 2 mai, le parlement a approuvé une nouvelle version de la loi, qui prévoit des peines sévères. Il a conservé la disposition prévoyant la peine de mort pour les actes sexuels aggravés entre personnes du même sexe. Une peine de 20 ans de prison a été fixée pour propagande homosexuelle. Dans le même temps, les députés ont pris en compte la volonté du président et assoupli l’obligation pour les citoyens de signaler toute relation homosexuelle. Dans la nouvelle version de la loi, cette exigence n’a été conservée que dans les cas où des enfants étaient impliqués dans de telles relations.

L’homosexualité était auparavant interdite en Ouganda. En vertu de la loi de 2014, elle était passible de la réclusion à perpétuité. Cette règle a ensuite été abolie.

Avec Agence

flamboyant
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