Le Conseil des ministres du mercredi 18 février 2026 a validé une série de mesures touchant à différents secteurs de l’action publique, avec un accent particulier sur la santé. Parmi les décisions adoptées, Le gouvernement a acté la création d’une Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques, une structure destinée à renforcer les actions de prévention et de prise en charge liées à cette maladie.
En dépit des nombreux efforts consentis par le gouvernement de Patrice Talon, le paludisme reste endémique, avec des conséquences économiques, sociales et sanitaires graves. Elle constitue l’une des premières causes de morbidité et de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
Le gouvernement a donc décidé de prendre les taureaux par les cornes et de sévir pour ainsi faire de son éradication une priorité de premier plan s’agissant des questions de santé publique. Au nombre des décisions prises figure la création de l’agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques. Un instrument spécialisé, souple, autonome et réactif, chargé de conduire une lutte coordonnée, innovante et intégrée.
Ainsi, la présente agence aura pour mission de concevoir, mettre en œuvre, et évaluer des programmes de:
- démoustication ;
- renforcer les actions de prévention et la lutte contre la malaria ;
- réduire l’incidence et la mortalité liées aux maladies transmises par les moustiques ;
- promouvoir la recherche et l’innovation dans le domaine de la lutte antivectorielle ;
- sensibiliser les populations sur les comportements préventifs et les traitements curatifs ;
- appuyer les collectivités locales dans la gestion des nuisances liées aux moustiques ;
- collaborer avec les partenaires, nationaux et internationaux, publics et privés, dans le cadre de sa mission.
Pour la réussite donc de sa mission, le Conseil en a approuvé les statuts et instruit les ministres concernés de veiller à son opérationnalisation diligente. Un effort sera donc consacré à la sensibilisation des populations sur les comportements préventifs et les traitements curatifs et appuyer les collectivités locales dans la gestion des crises dues aux moustiques.
Marcellin TCHAOU
