(Benjamin Hounkpatin assure l'intérim à l'enseignement supérieur, Shadiya Alimatou Assouman cumule industrie, commerce et tourisme)
Deux membres du gouvernement, élus députés à l’Assemblée nationale du Bénin, ont officiellement quitté leurs fonctions ministérielles, conformément aux exigences constitutionnelles interdisant le cumul entre mandat parlementaire et charge gouvernementale.
Il s’agit de Éléonore Yayi Ladékan, jusque-là ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts. Tous deux ont choisi de siéger au Parlement, privilégiant ainsi leur mandat législatif.Cette décision, entérinée par le chef de l’État, Patrice Talon, s’inscrit dans le strict respect des textes en vigueur.
En effet, selon les règles prescrit par la réglementation en vigueur, tout membre du gouvernement élu député d’opter pour l’une des deux fonctions. Le choix opéré par les intéressés ouvre ainsi la voie à une nouvelle configuration institutionnelle, marquée par le renforcement des rangs parlementaires. Afin d’assurer la continuité de l’action publique, des mesures transitoires ont été immédiatement prises. L’intérim du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est confié au ministre de la Santé, tandis que le portefeuille du Tourisme, de la Culture et des Arts est provisoirement assuré par la ministre de l’Industrie et du Commerce.
Cette organisation temporaire vise à éviter toute vacance administrative et à maintenir le rythme des réformes engagées.Au-delà de ces départs, c’est l’équilibre entre l’exécutif et le législatif qui se redessine. Plusieurs membres du gouvernement ayant été élus députés lors du scrutin, des arbitrages similaires pourraient intervenir, traduisant une recomposition institutionnelle progressive.
Ce passage de relais illustre la vitalité du jeu démocratique béninois, où l’alternance des responsabilités entre les sphères exécutive et parlementaire participe à la consolidation des institutions. Reste désormais à observer l’impact de ces mouvements sur la dynamique gouvernementale et sur les travaux de la nouvelle législature, appelée à jouer un rôle central dans les réformes à venir.
Marcellin TCHAOU
